Vitalité, mémoire, acuité, bien-être… Préservez vos précieux acquis

Par Sylvie Rousseau ND.A.

Un des aspects les moins rassurants avec le vieillissement c’est bien la perte cognitive, la mémoire fléchissante, la baisse de vitalité et les différents troubles chroniques associés.  Il n’existe pas de cures miracles pour empêcher ce processus mais on croit de plus en plus qu’il est possible d’adopter des stratégies pour le ralentir.

On reconnaît aujourd’hui que le vieillissement serait dû à plusieurs facteurs dont l’inflammation et l’oxydation altérant le fonctionnement normal de la cellule. Mais, il semble qu’il se produit également un important déclin de la sécrétion d’une hormone majeure produite par l’hypophyse dans le cerveau, soit l’hormone de croissance ou la somatotrophine (STH).  À l’âge de 21 ans, le niveau circulant de cette hormone est de 10 milligrammes par décilitre de sang, tandis qu’à 61 ans, il n’en reste que 2 milligrammes/décilitre, soit une baisse de 80%.  Or, cette hormone assure la croissance et le maintien des cellules, des os, des muscles et des organes chez l’enfant. La sécrétion de la STH diminue de 50% à tous les 7 ans après les 18-25 ans.  Lorsque celle-ci commence à décliner, notre jeunesse nous est volée tout doucement.

La production de la STH se fait de façon pulsatile.  Elle suit le rythme circadien (jour-nuit) et est contrôlé par l’hypothalamus.  L’hormone de croissance agit directement en se liant aux récepteurs des cellules partout dans le corps dont le muscle, le tissu conjonctif et tous les organes et assure la fonction normale du cerveau et du cœur.  On a donné le nom de Somatopause au phénomène de diminution de la STH responsable du vieillissement accéléré amenant les troubles du sommeil, la diminution de la fonction cognitive, la perte de la masse musculaire et l’augmentation de la masse de graisse.

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Les différentes recherches

On a commencé à s’intéresser à cette hormone lorsqu’on a noté que les patients souffrant d’une déficience ou d’une quasi-absence de la STH dans leur système causé par une maladie ou une tumeur de l’hypophyse, bénéficiaient d’une santé physique et psychologique précaire pour leur âge.  Ils avaient une densité osseuse et une masse musculaire basse, souffraient d’hypothyroïdie, d’un affaiblissement du thymus et d’une production déficiente du collagène.  Ils étaient également atteints par le syndrome de résistance à l’insuline qui affectait leur taux de sucre dans le sang et étaient plus à risque pour les accidents cérébraux-vasculaires.  Ces personnes souffraient d’une instabilité émotionnelle dont une tendance à être dépressif et à s’isoler.  Ils se plaignaient souvent de fatigue, d’une estime de soi basse et étaient souvent malades.

Les recherches menées par le Dr Jan Berend Deijen et son équipe de l’hôpital universitaire à Amsterdam, ont clairement établi un lien entre la déficience de la STH et les troubles cognitifs dont la mémoire et la performance cognitive.  En effet, ils ont noté que chez les hommes atteints d’une maladie de l’hypophyse avec un niveau bas de STH, la mémoire à court terme, à long terme et la coordination étaient déficientes. Plusieurs chercheurs considèrent que la diminution de cette hormone avec l’âge provoque le déclin du cerveau lui-même.

Vers la fin des années 80, plusieurs études ont permis de démontrer l’efficacité de l’administration de cette hormone par injection chez ces patients où on est arrivé à corriger les troubles énumérés et même plus.  À la lumière de ces résultats, les chercheurs ont commencé à vérifier si on pouvait obtenir le même genre de résultats chez les personnes vieillissantes affichant un taux bas de STH dû à l’âge.  Plusieurs études ont permis alors de confirmer que l’adulte déficient en hormone de croissance répondait aussi bien à ce genre de traitement que les personnes souffrant de dysfonctionnement de l’hypophyse.

La théorie de Hans Selye

Paradoxalement, certains travaux, dont ceux du docteur Hans Selye, un endocrinologue de renommée internationale ayant permis une meilleure compréhension de la physiologie du stress dans l’organisme, ont mis en évidence le coté plus sombre de l’hormone de croissance.  Il a démontré que la production de la somatotrophine est élevée lors de la croissance, mais aussi lors de stress chronique et pouvait jouer un rôle potentialisateur de l’inflammation dans le corps par divers mécanismes et détraquer le fonctionnement normal du système immunitaire.  Suivant cette théorie, les docteurs Tétau et Bergeret ont popularisé l’utilisation de dilutions homéopathiques de STH pour normaliser la sécrétion exagérée de cette hormone dans l’objectif de contrôler la réaction inflammatoire dans l’organisme.

En fait, cette théorie avance que l’équilibre circadien de la production hormonale dans l’organisme se détraque en situation de stress chronique et on verra poindre des pics d’hormones à des moments inhabituels de la journée ou encore le corps produira un taux trop élevé de STH durant toute la journée.  On pourrait être tenté d’extrapoler, avec ces nombreuses études contradictoires, qu’il s’en suit, après une période plus ou moins longue de production exagérée ou inadaptée de cette hormone, une chute de celle-ci dû à l’épuisement de l’hypophyse.  Cette chute importante provoquerait alors le vieillissement accéléré.

En fait, il y a plusieurs façons de corriger une réaction inadaptée au stress.  Diminuer la sécrétion exagérée de STH par des dilutions homéopathiques peut faire partie d’une solution intéressante à court terme en plus d’adresser les différents mécanismes en cours.  Je serais tentée de croire qu’à long terme, on pourrait perdre le bénéfice de cette thérapeutique en réduisant de façon permanente la sécrétion de la STH qui joue quand même un rôle protecteur dans le corps lorsque sécrétée dans une juste proportion.  Il faut en conclure qu’une production exagérée comme une production insuffisante de la STH sera nuisible à la santé.  La solution réside toujours dans l’équilibre hormonal.

Les nutriments importants

Aux États-Unis, un réel engouement s’est installé à la suite de la découverte de l’effet anti-vieillissement de la somatotrophine.  Mais l’administration de cette hormone par injection coûte cher et reste un traitement controversé, car il peut induire certains effets secondaires.

Il existe des moyens naturels et à votre portée pour aider à remonter la production de celle-ci.  Un mode de vie combinée d’une stratégie nutritionnelle semblent donner d’excellents résultats pour redonner vitalité et vigueur aux personnes d’âge mûres.  Plusieurs nutriments ont été identifiés comme stimulant la production de la STH, soit en agissant directement sur l’hypophyse ou sur les deux principales activités qui supportent la sécrétion de cette hormone ; le sommeil et l’exercice.

Entre autre, certains acides aminés augmentent la sécrétion de la STH.  D’une part, la supplémentation en glutamine a démontré qu’on pouvait arriver à augmenter la production de cette hormone dans le sang avec aussi peu que 2000 mg par jour.  De plus, cette protéine augmente la masse musculaire.  Également, l’arginine est reconnue pour son effet anabolisant et augmente la sécrétion de la STH durant le sommeil ou avant l’exercice. La glycine, quant à elle, agit sur le système nerveux central et améliore le cycle du sommeil.

Stratégies pour augmenter la production de la STH

  1. Dégonflez le pneu autour de votre taille

Si vous souffrez d’obésité abdominale, cela est un indicateur de résistance à l’insuline qui est associé à une production déficiente de la STH. On peut arriver à inverser ce processus en perdant cette masse de graisse.

  1. Évitez les hydrates de carbone à index glycémique élevé

L’insuline est un inhibiteur direct de la sécrétion de STH à long terme.  Pour prévenir les grandes quantités de sécrétion d’insuline, il faut éviter les aliments à index glycémique élevé comme le pain blanc, les céréales sucrées, le riz blanc, les chips, les biscuits, les boissons gazeuses, les jus de fruit commerciaux…  Augmentez plutôt la consommation d’aliments frais, de fruits et de légumes, de légumineuses, de noix et graines.

  1. Assurez-vous de bien dormir

La majorité de la production de la STH se fait la nuit durant le sommeil profond.  Un mauvais sommeil peut réduire la sécrétion de cette hormone.  Adoptez des habitudes de vie favorisant un bon sommeil et évitez de faire de l’exercice juste avant de vous coucher.  Il est important de ne pas consommer d’alcool ou de caféine 4 à 6 heures avant de se mettre au lit.  Évitez le bruit et la lumière dans la chambre à coucher.

  1. Planifiez votre dernier repas avant de vous coucher

C’est le repas le plus important pour maintenir la production saine de STH.  Un repas équilibré contenant suffisamment de protéines de qualité tout en limitant les hydrates de carbone à index glycémique élevé avant de se coucher minimise la production d’insuline et augmente la sécrétion de STH.

  1. Restez actif

L’exercice est le plus grand optimisateur de STH.  Selon les recherches, les exercices de résistance (avec poids) sont une des meilleures façons pour stimuler sa sécrétion.

 

Voici un excellent supplément pour vous aider à normaliser votre production de STH et vous supporter dans la perte de poids.   Commandez-le dès aujourd’hui :

 

Préservez vos acquis, préservez votre vitalité.  C’est votre bien le plus précieux !

 

Références:

1. CHAPUT Mario n.d., Les solutions naturelles à la fibromyalgie et au syndrome de fatigue chronique, Les Éditions Québecor, 2006.

2. Enhancing hormone naturally, Life extension magazine, March 2009, pp 25-31.

3. KLATZ Ronald Dr., Grow young with HGH, Harper Perennial, 1997.

Photo de David Niblack