L’iode, un protecteur naturel contre les radiations

Par Sylvie Rousseau ND.A.

En mars 2011, le Japon vivait sa plus grave crise depuis la seconde Guerre mondiale. Après la catastrophe naturelle de tsunami, le pays s’est vite retrouvé en plein milieu d’un cataclysme nucléaire. Suite à de fortes explosions internes dans les réacteurs de la centrale de Fukushima, les autorités japonaises ont dû se résoudre à laisser s’échapper dans l’atmosphère des gaz radioactifs pour éviter une explosion nucléaire. Même si la population avoisinante a été évacuée ou confinée à l’isolement, celle-ci a été exposée à des niveaux inégalés de radioactivité.

Les effets de la radioactivité sur la santé

Une réalité très peu connue est que nous baignons en permanence dans une radioactivité naturelle. Mais elle ne se compare en rien avec celle que le corps peut subir lors de catastrophes nucléaires comme celle du Japon. Le Dr Patrick Gourmelon, médecin radiopathologiste, distingue deux types d’exposition à la radioactivité. Il y a tout d’abord les cas où la dose est tellement forte, comme lorsqu’en contact direct avec un réacteur en fusion, que les rayons paralysent complètement le fonctionnement cellulaire.  Pour ces gens, cela peut être fatal.

Dans une situation d’urgence, il devient impératif de distribuer rapidement des comprimés d’iode à la population. En effet, l’iodure de potassium est important pour contrer l’effet carcinogène des isotopes radioactifs d’iode (iodine-131) qui peuvent détruire les tissus de la thyroïde.  Si on prend ce supplément à temps, il saturera la thyroïde d’iode si bien que l’iode radioactif ne pourra entrer facilement dans les cellules.  L’iodure de potassium est la seule intervention officiellement reconnue pour prévenir le cancer de la thyroïde en situation d’exposition à des radiations.

Des expositions plus faibles sont également possibles. Dans ce cas, souligne Patrick Gourmelon, il n’y a pas d’effet notable sur les tissus dans l’immédiat, mais il y aura une augmentation du risque de contracter divers cancers avec le temps dont la leucémie et le cancer de la thyroïde, comme on l’a constaté à Tchernobyl.  En effet, l’iode radioactif est facilement absorbé par inhalation ou par ingestion d’aliments contaminés.  Plus spécifiquement, la glande thyroïde est rapidement saturée de cette substance radioactive.  Cela crée alors un dommage à l’ADN et peut initier un cancer.

Y a-t’il un risque à l’échelle planétaire ?

De nombreuses inquiétudes ont ressurgi à l’effet qu’il y ait eu une lente propagation de cette substance toxique dans l’atmosphère.  À cet effet, l’agence de protection environnementale américaine a détecté des faibles traces de substances radioactives en Alaska, dans les iles du Pacifique et dans certains états américains plusieurs années après la fuite de Fukushima. Les autorités gouvernementales affirment toutefois qu’il n’y a pas de danger pour la population. Mais, a-t-on sérieusement évalué les risques potentiels d’une exposition chronique ?  Dans tous les cas, ce serait bienvenu de se protéger en se supplémentant avec de l’iode et des antioxydants en entretien.

En effet, les radiations augmentent significativement la production de radicaux libres dans l’organisme.  Dans une situation d’exposition chronique, on peut prendre des suppléments d’iode combiné aux nutriments que la glande thyroïde a besoin pour fonctionner correctement dont la tyrosine, le zinc, le sélénium, le gugul, la vitamine B2 et B3.

D’autres nutriments peuvent aussi aider à contrer l’effet de la radioactivité dont les polyphénols qui modifient favorablement l’expression des gènes en protégeant les tissus contre les radiations.  Nommons, parmi ceux qui ont démontré une grande efficacité dans les études, le resvératrol, la quercétine et l’extrait de thé vert.  Le curcuma, l’ail, le ginkgo biloba et le gingembre sont aussi connus pour leur effet anti cancer.

Que fait l’iode dans le corps ?

Il y a deux sortes d’iode dans la nature, soit de l’iode radioactif et de l’iode non-radioactif.  L’iode radioactif est utilisé en médecine pour diagnostiquer et traiter certaines maladies auto-immunes dont la maladie de Basedow (hyperthyroïdie).  On peut en retrouver en excès dans l’environnement à cause d’explosions nucléaires comme celle ayant survenue au Japon.

D’autre part, l’iode non-radioactif est l’élément indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde.  Mais, l’iode fait plus que cela.  En effet, celui-ci se retrouve dans toutes les cellules de notre corps et sans lui, la vie ne serait pas possible.  Il est responsable de la production de toutes les autres hormones stéroïdiennes. Il aide au bon fonctionnement du système immunitaire et a des effets antibactériens, antiparasitaires, antivirales et anti cancer. Il est également nécessaire à la croissance et au développement normal des enfants et joue un rôle central dans le traitement des seins fibrokystiques et des kystes ovariens.

On retrouve de l’iode dans les glandes salivaires, le liquide céphalorachidien, le cerveau, la muqueuse gastrique, les seins, les ovaires et les yeux.  Dans le cerveau, l’iode se concentre surtout dans le locus niger, une région du cerveau particulièrement touché dans la maladie de Parkinson.  Une déficience sévère d’iode peut amener un retard mental et même évoluer en crétinisme.  Cela peut également engendrer un déficit d’attention, une mortalité infantile, de la fibromyalgie et de l’infertilité.

Les aliments riche en iode

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère qu’un tiers de la population vit dans des régions pauvres en iode non-radioactif et que plus de 72% de la population mondiale en est déficient.  On a donc ajouté, en 1950, de l’iode dans le sel de table pour suppléer à la carence généralisée.  Mais voilà qu’aujourd’hui, on suggère aux gens de diminuer leur consommation de sel de table pour prévenir certains troubles cardiaques dont l’hypertension.  Il devient alors important d’intégrer dans son assiette des aliments riches en iode dont le saumon, la morue, l’aiglefin et les huitres.  Ce sont toutefois les algues qui concentrent le plus d’iode.

 

 

 

 

C’est d’ailleurs ce qui a sauvé la mise pour les Japonais, car leur consommation en iode venant principalement des algues est estimé à environ 13,8 mg d’iode par jour.  Ce qui équivaut à 100 fois les recommandations du RDA. (Abraham, G.E. et al., 2002). Dans les algues brunes comme le wakame, le haricot de mer et le kombu, on retrouve, de plus, des fucoïdanes qui sont des polysaccharides sulfatés ayant un potentiel antivieillissement important selon certaines études portant sur la diète japonaise surtout dans l’île d’Okinawa où on retrouve plusieurs centenaires.  C’est à croire que les japonais l’avaient vu venir !

Voici un excellent supplément alliant l’iodure de potassium et les cofacteurs nécessaires à la fonction normale de la glande thyroïde.  N’hésitez pas à le commander :

Références :

  1. BROWNSTEIN, David M.D., Iodine why you need it, why you can’t live without it, 4th edition, Medical Alternative Press, 2009.
  2. JOHNSON, Tiesha RN, The little known longevity factor in the japanese diet, Life Extension magazine, may 2011.
  3. STEVENS, Foster, Optimize your internal defences against radiation exposure, Life extension magazine, June 2011.