Parkinson et qualité de vie… Mission possible ?

Par Sylvie Rousseau ND.A.

La maladie de Parkinson est considérée comme une maladie dégénérative affectant le système nerveux central et touchant des milliers de gens partout dans le monde. 

Aucune cause n’a été clairement établie à ce jour pour ce problème de santé.  On reconnaît toutefois que la problématique se situe autour de la production de la dopamine, un neurotransmetteur fabriqué dans le cerveau, principal responsable de contrôler les mouvements volontaires. C’est lorsqu’elle est produite en quantité insuffisante que les symptômes commencent à apparaître.

Plusieurs facteurs de risque ont toutefois été identifiés dont le principal est le vieillissement. On a également observé plusieurs processus en cours, soit le stress oxydatif, la baisse de la production de l’énergie cellulaire et l’inflammation.

La physiologie

Au début de la maladie, les symptômes sont peu notables, soit un léger tremblement de la main, une sensation de lourdeur, une raideur musculaire, une lenteur des mouvements ou une tendance à se fatiguer pus rapidement.  Plus tard, on peut ressentir une rigidité musculaire, une perte de l’appétit, des tremblements, une difficulté à parler ou une expression faciale fixe.  Parfois, la dépression accompagne les symptômes.

Les personnes affectées peuvent voir évoluer leur problème sur une période de 10 à 15 ans amenant une sévère incapacité.  Aujourd’hui, il est toutefois possible avec la médication et certains suppléments naturels de soulager grandement celles-ci et améliorer leur qualité de vie.

L’environnement toxique

Plusieurs théories ont été présentées pour tenter d’expliquer cette maladie dégénérative.  Une des hypothèses est que les cellules nerveuses meurent parce qu’elles sont envahies par les toxines que le foie n’arrive plus à détoxiquer.  Les toxines dont on parle ici proviennent surtout de substances chimiques utilisées dans notre environnement.

L’exposition à des toxines environnementales ont fait l’objet de plusieurs études (Cooper 1991 ; Farina et al. 1994 ; Calne et al. 1986, 1987 a, b) confirmant le fait que celles-ci détruisent les cellules nerveuses.  On est arrivé à  démontrer, par exemple, qu’il existe un lien entre cette maladie et l’exposition à des solvants industriels (Smargiassi et al, 1998 ; Kim et al. 2000) ainsi que les pesticides et les herbicides utilisés sur les fermes.  De plus, on a observé que les personnes ayant utilisées des pesticides chez eux avaient deux fois plus de chances de développer du Parkinson.  Une combinaison de plusieurs pesticides multipliait les risques en augmentant le niveau de toxicité dans l’organisme.

On a également identifié comme facteur de risque, les endotoxines, soit les toxines produites par les bactéries pathogènes et les levures dans l’organisme.  Il est possible pour ce type de toxines de proliférer, lorsqu’un individu ne produit pas suffisamment d’acide chlorhydrique dans l’estomac ou lors de consommation élevée d’alcool. L’antibiothérapie ou des médicaments immunosuppresseurs peuvent également être un facteur initiateur.  Ces toxines passent la membrane intestinale parce qu’elles irritent continuellement celle-ci.  Alors, elles peuvent circuler librement dans l’organisme, passer la barrière hémato-encéphalique et empoisonner les neurones dans le cerveau où elles agissent comme neurotoxines.  Cela causerait une dégénérescence du système nerveux central.

Rappelons qu’un foie normal agit comme une barrière contre l’invasion de ces diverses toxines dans les organes internes.   Mais une exposition chronique échelonnée sur plusieurs années, combinée à des allergies alimentaires ou chimiques peuvent causer une faiblesse du foie qui ne détoxiquera plus correctement. Étant donné que ces toxines sont liposolubles, ils auront tendance à s’accumuler dans les structures riches en lipides, dont le cerveau.

Les traitements

Le principal médicament utilisé pour cette maladie en médecine conventionnelle est le L-dopa (levodopa) qui aide à convertir la dopamine dans le cerveau. Le problème avec ce médicament est que seulement une petite fraction de cette substance est véritablement transformée en dopamine dans le cerveau.  Cela amènera un taux élevé de ce neurotransmetteur ailleurs dans le corps et pourra provoquer des effets secondaires dont la nausée, les vomissements, les mouvements involontaires et la dépression.

Il existe, d’autre part, plusieurs thérapies nutritionnelles pouvant être recommandées parallèlement au médicament afin de ralentir l’accumulation du dommage cellulaire dans le cerveau et améliorer la qualité de vie des gens atteints.  Les nutriments qui agissent à optimiser la production de l’énergie cellulaire, ceux qui protègent du dommage de l’oxydation cellulaire et qui diminuent l’inflammation sont à considérer.  Parmi les plus prometteurs, nommons la créatine, les Omega-3, le Coenzyme Q10, les vitamines B (particulièrement la B6), la carnitine, l’acide alpha-lipoïque, l’extrait de thé vert et le resvératrol.  Voyons le mécanisme de certains d’entre eux.

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Les Omega-3

Les acides gras Omega-3 contenus dans les huiles de poisson dont le saumon, le thon et le maquereau possèdent une fonction anti-inflammatoire et jouent un rôle  important pour contrôler la cascade inflammatoire impliqué dans ce problème de santé.  L’acide docosahexaenoique ou DHA est plus concentré dans le cerveau et a la capacité de changer la fonction cérébrale et d’améliorer la qualité de vie chez les personnes atteintes.

Le Coenzyme Q10

Les études ont démontré que plusieurs maladies dégénératives dont le Parkinson sont causées par une défaillance de la mitochondrie (l’unité dans la cellule responsable de la production de l’énergie). C’est lorsque la production d’énergie mitochondriale baisse que les cellules dans le cerveau se mettent à mal fonctionner. Cela provoquera une diminution de la production de la dopamine.  Or, la mitochondrie nécessite du CoQ10 pour produire son énergie. Plusieurs études ont démontré que le CoQ10 pouvait prévenir la mort cellulaire, restaurer l’ATP cellulaire et la fonction motrice chez les animaux affectés ayant été traités à des doses élevées de CoQ10 (Abdin et al. 2008).

La créatine

La créatine est un dérivé d’acide aminé responsable d’amener l’énergie au niveau musculaire.  Il aurait un effet protecteur dans la maladie de Parkinson puisqu’il joue un rôle important dans la production de l’énergie mitochondriale.  Une étude faite en 2006 par le Neuroprotective Exploratory Trials in Parkinson Disease (NET-PD) a démontré que la créatine a augmenté de façon substantielle la performance chez les gens atteints de Parkinson et que celui-ci était généralement bien toléré.

Les antioxydants

On est arrivé à retarder longtemps la prise du L-dopa lorsque l’on a supplémenté des patients avec de fortes doses d’antioxydants dont la vitamine C et E (Fahn 1991, 1992).  La vitamine C aiderait, de plus, à diminuer les effets secondaires du L-dopa.

Également, on a remarqué qu’une supplémentation de vitamine B6 à des doses élevées a aidé à diminuer les crampes, la rigidité et les tremblements dans cette maladie (Sandyk et al, 1990).  Or, on sait que celle-ci joue un rôle clé dans la production de la dopamine lorsqu’elle est accompagnée de zinc.

La vitamine D, un autre nutriment offrant une aide précieuse contre cette maladie, est considérée comme une neurohormone et offrirait une protection neuronale importante en plus de contrôler l’inflammation en cours.  On a, entre autre, observé chez les gens souffrant du Parkinson, des déficiences marquées de cette vitamine.  La mélatonine, une hormone produite par la glande pinéale dans le cerveau, est aussi considérée comme un antioxydant majeur qui préserve la cellule responsable de produire la dopamine.

Une prévention par l’alimentation

Limiter la consommation d’aliments sucrés et des gras saturés aurait une incidence significative dans la prévention du Parkinson.  En effet, on considère que la consommation importante de sucres raffinés augmente de trois fois le risque de développer la maladie de Parkinson, alors qu’une consommation riche en gras saturés l’augmenterait de cinq fois.  Ce type d’alimentation est reconnu pour ralentir la circulation sanguine au cerveau en créant une déficience en oxygène, tout simplement parce que cela  augmente l’incidence de développer de l’athérosclérose (production accrue de plaques sur les artères). D’un autre coté, la consommation exagérée de sucre augmenterait la production de l’insuline (hormone produite par le pancréas lors d’ingestion d’aliments riches en sucre), causerait de l’hypoglycémie et amènerait le cerveau en souffrance. Ces facteurs combinés rendraient l’organisme plus vulnérable aux toxines environnementales.

Voici des exemples de suppléments de qualité supérieure pouvant grandement vous aider dans ce type de situation :

La naturopathie peut vous être d’un grand secours pour prévenir ou ralentir l’évolution de ce trouble de santé.  Voyez-y maintenant !

Références :

  1. BRAVERMAN Eric R. MD, The edge effect, Sterling publishing co. New York, 2004.
  2. GOEPP, Julius MD, Halt the shealth threat of Parkinson’s disease, Life Extension magazine, July 2010, pp. 71-81.
  3. Life Extension, Disease prevention and treatment, Expanded fourth edition, Life extension media, 2003.