L’inflammation intestinale et l’impact sur l’humeur

Par Sylvie Rousseau ND.A.

On dit que la mort débute dans l’intestin. Est-ce un mythe ou une vérité ? En fait, on comprend en médecine que l’intestin est le premier système de défense du corps. Le système immunitaire que l’on retrouve à 60 % dans l’intestin instruit l’organisme en entier dans sa réponse contre l’envahisseur.

Ainsi, l’inflammation intestinale peut initier une inflammation dans n’importe quel système du corps y compris dans le cerveau. En fait, l’interface entre notre organisme et le monde extérieur, soit l’intestin, doit être perméable aux nutriments de façon sélective tout en étant une barrière aux menaces de l’environnement. Or, le régime alimentaire inapproprié, les infections microbiennes et l’exposition aux toxines environnementales sont les principales sources de l’inflammation intestinale.

Conséquemment, ce problème de santé amène les membranes cellulaires à s’oxyder et à s’enflammer. Cela empêche les messagers (neurotransmetteurs) d’entrer et sortir de la cellule pour parler à l’ADN. De plus, cela nuit à la mitochondrie à l’intérieur de celle-ci (notre centrale électrique) pour la production de l’énergie. On aura alors de la fatigue, mais cette réaction de défense pourra aussi avoir un impact sur notre état psychologique. Comment est-ce possible ?

L’intestin, le deuxième cerveau

Le docteur Michael Gershon, dans son livre The second brain, mentionne que l’intestin pourrait être considéré comme notre deuxième cerveau. En effet, on retrouverait plusieurs neurotransmetteurs à l’intérieur de l’intestin. À ce sujet, les pères de la gastroentérologie ont clairement reconnu le lien entre celui-ci et le cerveau. Une des découvertes intéressantes de la médecine a confirmé le fait que l’on retrouve la sérotonine, un neurotransmetteur de première importance pour moduler l’humeur, à 95 % dans l’appareil gastro-intestinal. Celle-ci serait en fait un médiateur de la connexion cerveau-intestin, selon le American journal de gastroentérologie.La sérotonine, qui voyagerait de l’intestin jusqu’au cerveau serait responsable de notre bien-être psychologique. Il y aurait donc un système de communication cellulaire établi entre le système nerveux entérique (dans l’intestin) et le cerveau.

En effet, on comprend que le tiers des fibres du nerf pneumogastrique (système nerveux parasympathique) se dirige du cerveau à l’intestin et les deux tiers de celles-ci partent de l’intestin et se rendent au cerveau. Ce qu’il faut en conclure c’est que l’information dans le corps circule de bas en haut plus que de haut en bas. C’est donc dire que c’est bien l’intestin qui parle au cerveau dans ce système de communication et non le contraire.  Par exemple, certaines études ont démontré que l’acupuncture arrive à réduire l’inflammation au cerveau en stimulant le nerf pneumogastrique dans l’intestin.

 

 

 

 

Les causes de l’inflammation intestinale

Selon certaines études, les principaux aliments incriminés sont le sucre raffiné, le blé et les produits laitiers qui provoqueraient des intolérances alimentaires chez plusieurs individus. Le sucre, d’une part, bloquerait l’absorption intestinale du complexe B nécessaire à la synthèse de la sérotonine. Également, il provoquerait une inflammation importante de l’intestin tout comme le lait. Également, on a noté que certaines migraines pouvaient être améliorées par l’arrêt de la consommation du blé. Selon le Lancet de 1996, on a noté que 30 à 60% des troubles neurologiques non diagnostiqués viendrait d’une allergie au blé.

Plus intéressant encore, certaines études relatent le cas de personnes ayant vu leur psychose s’améliorer lorsque la maladie de Crohn était traitée aux antibiotiques. Les médecins ont alors émis l’hypothèse qu’une neurotoxine pouvait provenir d’une bactérie intestinale et affecter le fonctionnement du cerveau par le biais du système de communication interne. La communauté scientifique explore de plus en plus une possible connexion intestin-microbe-cerveau.

Un microbe très commun dans l’organisme, le candida, aurait vraisemblablement cette propriété. En effet, la candidose bloquerait la synthèse de la sérotonine dans l’intestin diminuant du même coup le niveau de ce neurotransmetteur au cerveau. On a ainsi noté un lien possible entre la dépression et la candidose. Ironiquement, le médicament Prozac utilisé pour la dépression, a un effet antifongique. D’autres études ont rapporté que le tiers des gens ayant la maladie de Parkinson souffrirait de constipation chronique impliquant une inflammation sous-jacente de l’intestin.

Quelques pistes de solution :

  1. Il est possible de prévenir les maladies du cerveau avec des précurseurs alimentaires comme la vitamine B, le 5-HTP, le tryptophane, les probiotiques, afin d’optimiser la synthèse des neurotransmetteurs dans l’intestin.
  2. Mais pour tenter de mettre fin à ce système de communication compromis, il faut s’attaquer à la vraie cause, c’est à dire l’intestin. La solution réside dans l’assainissement de celui-ci. Enlever les aliments allergènes et intoxicants, débarrasser des microorganismes pathogènes, aider à la régénération de la muqueuse de l’intestin
  3. Revoir l’alimentation et supporter la digestion sont quelques une des pistes de solutions qui seront explorées par un naturopathe compétent. Ramener l’écologie au sein de l’intestin aura un impact certain sur le fonctionnement du cerveau.

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Références :

  1. RODIER, Hugo md., L’intestin : la première ligne de défense et le deuxième cerveau, Nature Sunshine, janvier 2005.
  2. PERT, Candace B. Ph.D., Molecules of emotions, Touchstone, 1998.
  3. GERSHON, Michael D. md., The second brain, Harper 1998.