Préserver sa santé mentale, c’est possible

Par Sylvie Rousseau ND.A.

Souvent, les personnes atteintes de dépression sont confrontées à deux problématiques. D’une part, elles se sentent mélancoliques, tristes, n’ont plus aucune motivation ou plaisir face à la vie et cela leur fait perdre le contrôle sur leur vie. D’autre part, elles constatent que leur entourage n’arrive pas à bien saisir ce qui se passe et se sentent facilement jugées. Pourtant le problème n’est pas imaginaire.

Puisque l’incidence de la dépression dans la population a augmenté considérablement au cours du siècle dernier, il devient important de bien saisir cette réalité. En fait, la dépression serait, selon plusieurs chercheurs, une des conséquences majeures d’un fonctionnement cérébral affaibli. D’une part, les tomographies monophotoniques d’émission (TEM) montrent que le cerveau des personnes déprimées présente des trous où la circulation du sang est réduite ou inexistante. Également, la recherche a démontré que la dépression est associée à une déficience en sérotonine dans le cerveau.
Apprendre à nourrir son cerveau correctement permet de prévenir ce genre de situation. Il devient judicieux de donner à celui-ci ce qu’il aime et d’éviter ce qu’il déteste afin qu’il puisse nous servir longtemps.

Le cerveau aime :
1. Un approvisionnement sanguin régulier : Le cerveau nécessite d’être bien oxygéné pour fonctionner. Cela implique que celui-ci reçoive un approvisionnement sanguin régulier. On a observé que cet organe compte pour 2% de la masse corporelle totale mais qu’il utilise jusqu’à 25% du débit sanguin général. En situation d’hypoxie (manque d’oxygène), la production de l’ATP, la substance énergétique produite par les mitochondries (petite centrale d’énergie dans les cellules), diminue dangereusement et peut affaiblir significativement le fonctionnement du cerveau.

Pour s’assurer d’avoir un débit sanguin normal, la consommation journalière d’acides gras riche en Omega-3 est un bon choix, car cela favorise la production de ce qu’on appelle les bons eicosanoïdes, ces super hormones ayant un effet vasodilatateur sur les vaisseaux sanguins et moins de mauvais eicosanoïdes qui sont, à l’opposé, vasoconstricteurs. On en trouve en grandes quantités dans certains poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, le hareng, l’anchois, la sardine, mais aussi dans les graines de chia, de chanvre et de lin.

Également, les acides gras de type Oméga-3 sont considérés comme précurseurs de la sérotonine. Au Japon, par exemple, où on consomme de grandes quantités de poisson, les cas de dépression clinique sont très peu fréquents comparativement aux États-Unis. La baisse tragique d’ingestion d’Oméga-3 dans nos sociétés équivaut au pire désastre du siècle dernier en matière de santé nationale. Plusieurs recherches confirment que la consommation régulière d’huile de poisson changerait radicalement nos fonctions cérébrales (pensée, concentration, raisonnement).

2. Une glycémie stable : Le cerveau a aussi besoin de glucose pour bien fonctionner et assurer la production d’ATP. La meilleure façon de s’assurer d’un apport de glucose sanguin régulier est par la régulation de la production de l’insuline par le pancréas. Cette hormone est responsable de la captation des sucres par les cellules.

Or, si vous êtes dépressif (sérotonine basse), ou si vous subissez un stress physique ou mental (cortisol élevé), vous avez envie de manger des aliments riches en glucides tel que des pâtes, du chocolat, des boissons gazeuses et de la pizza. Ces aliments apaisent temporairement les émotions en haussant le taux de sucre sanguin et la sérotonine dans le cerveau qui chutent, malheureusement, aussi rapidement après. L’organisme doit alors sécréter du cortisol afin de donner au cerveau le glucose dont il a besoin. Cette production accrue de cortisol augmente votre état dépressif et vous projette à nouveau dans l’envie de consommer des aliments glucidiques. Vous vous enfermez alors dans un cercle vicieux qui rend le cerveau bien vulnérable.

Stabiliser la production de l’insuline par le pancréas se fait en apprenant à manger une quantité à peu près équilibrée de protéines et de glucides à chacun de vos repas. En effet, les glucides stimulent la production de l’insuline alors que les protéines stimulent la sécrétion de l’hormone opposée soit le glucagon qui permet, quant à lui, la libération du glucose par le foie afin d’alimenter le cerveau.

3. La consommation d’acide docosahexaménoïque (DHA) contenu dans l’huile de poisson : Plus de 60% de la masse du cerveau est composée de gras et la majeure partie des Oméga-3 se retrouve dans le cerveau. Même si les deux composantes des Oméga-3, soit l’acide éicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA) sont essentielles au cerveau, c’est surtout le DHA que l’on retrouve dans les synapses, la rétine et les mitochondries. Ceux-ci ont particulièrement besoin de DHA pour créer des nouvelles connexions neurales.

Le cerveau déteste :
1. L’inflammation : ce processus est associé à une production exagérée de mauvais eicosanoïdes. La recherche a démontré que l’inflammation serait mise en cause dans plusieurs maladies dégénératives, dont l’Alzheimer. En consommant des Oméga-3, on peut arriver à contrôler la production des mauvais eicosanoïdes et inhiber la libération de cytokines pro inflammatoires.

2. La perte de neurotransmetteurs : Ces substances sont responsables de transmettre l’influx nerveux d’un neurone à l’autre. Lors de déficit en neurotransmetteurs, la transmission n’est plus fluide. Les deux plus importants neurotransmetteurs à préserver sont la sérotonine, l’hormone du bien-être et la dopamine, celle de l’action. Si la sérotonine est basse, on peut être plus à risque de souffrir de dépression ou encore d’avoir un comportement violent ou impulsif. Si la dopamine est basse, ce sont des troubles de l’attention qui nous attendent ou encore la possibilité de développer le Parkinson. Or, les Omega-3 sont les précurseurs de ces hormones fondamentales.

3. L’excédent de cortisol : Plus vous subissez de stress, plus vos surrénales produisent du cortisol pour contrôler celui-ci. Or, le cortisol est une hormone destructrice des cellules nerveuses et peut attaquer plus particulièrement l’hippocampe, le siège de la mémoire. La consommation d’EPA et de DHA aide à réduire cette production exagérée d’hormones en réduisant la production de mauvais eicosanoïdes. Également en stabilisant la production de l’insuline par une alimentation équilibrée, le corps n’a plus besoin de produire autant de cortisol afin de stimuler la sécrétion de glucose dans le sang en situation d’hypoglycémie.

 

 

 

 

Comment améliorer votre état psychologique ?

Il y a quelques 150,000 années, l’espèce humaine moderne est apparue lorsque nos ancêtres ont commencé à consommer des crustacés riches en acides gras Oméga-3 à longue chaine, ce qui a permis à l’homme de se développer rapidement au cours de l’évolution. Aujourd’hui, nous avons choisi de négliger notre alimentation et de nous détourner d’un mode de vie sain qu’était celui de nos ancêtres. Il ne faut pas s’étonner alors de la flambée de violence, de dépression et de troubles de comportement dans la société.

Mais heureusement, l’alimentation a une influence réelle sur les émotions d’une part en diminuant la production du cortisol lorsqu’on arrive à stabiliser la sécrétion de l’insuline, tandis que la consommation des Oméga-3 augmente la production de la sérotonine et diminue le niveau d’inflammation en contrôlant le taux de cytokines et d’eicosanoïdes pro inflammatoires. Combiner les deux approches pour arriver à optimiser la santé du cerveau sera alors salutaire.

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Référence :
1. SEARS, Barry Dr, Le régime Oméga, Les éditions de l’homme, 2003.
2. CARPER, Jean, Les aliments miracles pour votre cerveau, Les éditions de l’homme, 2001.